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Date: 19/12/2019

 

Quelles perspectives économiques en Afrique subsaharienne ? Le Fonds monétaire international (FMI) répond à ces questions dans son rapport semi-annuel sur les Perspective Economiques Régionales d'Afrique Sub-saharienne et présente deux thèmes clés : la concurrence et la compétitivité sur les marchés de produits et les arriérés intérieurs en Afrique subsaharienne.

I&P revient sur les principaux enseignements du rapport.

 

 

Résume du rapport

Croissance économique :

  • Pour deux tiers des pays de la région les chiffres de croissance ont été à nouveau révisés à la baisse.
  • Devrait se maintenir à 3.2% en 2019 et s’accélérer à 3.6% en 2020.
  • Devrait rester vigoureuse dans les pays pauvres en ressources naturelles notamment au sein de l’Union Economique et Monétaires Ouest-Africaine (UEMOA), avec une moyenne de 6%. 
  • En revanche, elle devrait rester lente dans les pays riches en ressources naturelles (2.5%), notamment au sein de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).

 

L’inflation :

  • Devrait rester basse dans les unions monétaires UEMOA et CEMAC, de 8.4 % en 2019 à 8.0 % en 2020.
  • Mais en hausse dans les pays qui ont été en proie à des conflits, des troubles politiques (Angola et Libéria), ou des épisodes de sécheresse (Kenya, Ethiopie, Namibie, Zambie, et Zimbabwe).

 

Arriérés intérieurs :

  • Représentent en moyenne 3.3% du PIB en 2018, et proviennent principalement des arriérés de paiement à l’égard du secteur privé.
  • Avec un maximum de 18% du PIB pour la République du Congo.
  • Environ 8.5% du PIB pour les pays exportateurs de pétrole et riches en ressources naturelles, tels que le GhanaCameroun, Guinée-Bissau, et Nigéria.
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Les réserves de change devraient rester basses, comprises entre 3 et 4 mois d’importations, tout en variant d’un pays à l’autre.

  • Exposant donc plusieurs pays au risque de chocs sur les termes de l’échange, tels que le Nigéria.
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La dette publique de la région rapportée à son PIB s’est stabilisée à environ 55% en moyenne :

  • Sept pays sont surendettés, dont la Gambie, le Mozambique, et la République du Congo.
  • Neuf présentent un risque élevé de surendettement, dont le Cameroun, l’Ethiopie, le Ghana, et la Zambie.
  • Toutefois, le Ghana et la Côte d’Ivoire ont procédé à des rachat de dette pour atténuer les risques de refinancement à court terme et reprofiler leur dette extérieure.

 

En savoir plus (site du FMI)